Contribution à la restauration des architectures de terre par la durabilité de leurs enduits Cas d’étude : Le Quartier historique de Z’gueg El Hadjadj - Laghouat
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Bibliotheque centrale -Unversite de Laghouat
Abstract
Les architectures de terre commencent à connaître un regain d'intérêt sans précédent,
l'importance que ces «architectures sans architectes» ont suscité mais aussi l’état de leur
dégradation, sont à l'origine de nombreux textes et recommandations visant à les étudier, les
restaurer et les conserver.
Z’gueg El Hadjadj, un des noyaux formateurs de la ville de Laghouat, est un ensemble d’unités
d’habitation construites totalement en adobes revêtues par un enduit de terre à base de chaux.
Ce patrimoine culturel inestimable montre aujourd’hui un état d’altération important, lié aux
activités anthropiques et aux processus naturels d’altération.
La compréhension des phénomènes d’effritement et de décollement de ces enduits des murs en
adobes nous permet de rechercher des procédés de protection plus efficaces et réellement
adaptés au matériau terre et permettrait par la suite de contribuer à la résolution des problèmes
de préservation des ksour et la sauvegarde du patrimoine architectural en terre par la protection
des surfaces exposées aux intempéries notamment.
Notre attention porte un intérêt particulier à cette recherche qui traite un des différents
problèmes de la restauration des architectures de terre : les enduits de terre.
La partie expérimentale est consacrée à l’observation du comportement des briques enduites
face à un programme de quatre essais de durabilité :
1. l’essai de séchage-mouillage
2. l’essai d’absorption de remontée capillaire.
3. l’essai d’abrasion appelé aussi essai de la brosse métallique.
4. l’essai d’adhérence (enduit- support)
Pour l’essai n°1, Le test s’est montré extrêmement sévère. Il ne semble pas être convenable
pour une prédiction sur la résistance à l'eau de ces types d’échantillon.
Pour l’essai n°2, La présence du ciment contribue à réduire la porosité de l’enduit, le mortier à
teneur importante en chaux (2 à 3 fois plus de chaux que de ciment en volume) est plus poreux
qu’un mortier de ciment.
Pour l’essai n°3, le coefficient d'abrasion de tous les enduits, dont la dernière couche est
composée de ciment et de sable fin, a enregistré des meilleurs résultats.
Pour l’essai n°4, Sur les 9 échantillons prévus pour l’essai d’adhérence, 2 seulement ont
difficilement réussi l’examen du carottage, les pastilles collées ont tendance à s’arracher des
briques très rapidement, Ceci ne nous a pas permis de tirer la moindre conclusion, sauf peut être
que l’extractomètre est beaucoup plus indiqué pour les bétons à ciment que pour le matériau
terre.
La durabilité des constructions en terre reste une préoccupation permanente, le matériau terre
n’est il pas vulnérable plus à l’ignorance qu’à l’eau ?
Mots clés :
Architectures de terre; adobe; enduit extérieur; patrimoine; restauration; ksours; essais de
durabilité
