Contribution à l'étude de quelques espèces fourragères
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Université Amar Telidji - Laghouat - Département d'agronomie
Abstract
Notre étude vise d’une part à étudier la composition chimique et la valeur énergétique de quelques plantes fourragères prélevées et communément consommées par les chèvres Arabia dans la zone de Tadjmout et d’autre part de déterminer leurs effets sur les caractéristiques physico-chimiques du lait cru produit par ces chèvres en début de leur lactation. Le travail s’est déroulé en deux parties ; la première partie consiste à réaliser des analyses fourragères sur 14 plantes steppiques, un fourrage cultivé et 2 aliments complémentaires, il s’agit de déterminer la matière sèche (MS), la matière minérale (MM), la matière organique (MO), la matière azotée totale (MAT) ainsi que la cellulose brute (CB). Aussi, la valeur énergétique a été calculée afin d’estimer l’apport énergétique de la ration consommée. Dans la deuxième partie, le lait de neuf chèvres a été collecté à raison d’un prélèvement tous les 15jours depuis la mise-bas jusqu’au 90ème jour du post-partum. Les analyses du lait ont concerné l’extrait sec total (EST), l’extrait sec dégraissé (ESD), la densité (D), le point de congélation (PC), le taux butyreux (TB) et le taux protéique (TP). Les principaux résultats montrent une diversité floristique (9 familles recensées). Les Plantes 1 (non identifiée), 2 (Rubia peregrina), 3 (Launea sp), 4 (Malva sylvestris), 5 (famille de Chenopodiaceae) et 6 (Foeniculum vulgrae Mill) sont les plus performantes, elles ont présenté une bonne valeur énergétique (>1UFL/kg de MS), un taux de MAT élevé (15 à 30%) et de CB faible (9 à 16 %). L’énergie totale fournie par les différents types d’aliments (steppiques, cultivé et complémentaires) est égale à 1,54UFL/jour (celle-ci ne permet de fournir que 2 kg de lait, selon les tables de l’INRA). Ce déficit énergétique de la ration s’est bien manifesté à travers les résultats des analyses physico-chimiques du lait, en effet, les valeurs enregistrées pour le TP étaient faibles, et le TB était variable en fonction du moment de prélèvement du lait. Ce dernier a donc permis d’estimer le pic de lactation à 1 mois (valeur minimale du TB enregistrée à cette période égale 3,07%). La détermination de l’effet de l’alimentation sur la qualité du lait de chèvre locale à Laghouat, est une première investigation qui mérite d’être poursuivie sur des effectifs plus importants, durant toute la période de lactation tout en considérant les facteurs pouvant affectés la quantité et la qualité du lait notamment la saison et l’alimentation et ce afin de déterminer le vrai potentiel génétique de la chèvre Arabia pour la production laitière.