Etude de la diversité des tiques parasites dans un étage bioclimatique aride (cas de la région de Laghouat)
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Bibliotheque centrale -Unversite de Laghouat
Abstract
L’objectif de cette étude est d’identifier les différentes espèces de tiques parasites des
animaux dans la région de Laghouat et d’évaluer l’effet de deux huiles essentielles sur ces
acariens. Pour atteindre le premier objectif, une étude a été effectuée en deux périodes sur deux
années : la première de mars 2019 à février 2020, où un élevage de 57 individus (ovins, caprins,
bovins et chiens) a été étudié à Sidi Makhlouf, Laghouat, au rythme d’une seule visite par mois.
Un total de 2544 tiques a été collecté et deux espèces ont été identifiées : Hyalomma dromedarii
(95,52 %) et Rhipicephalus sanguineus s.l. (4,48 %) où la prévalence globale de l’infestation a
été de 38,60 %. La deuxième période, de janvier à décembre 2021, où 40 sites de six communes
ont été visités et un total de 1683 animaux de différentes espèces (ovins, caprins, bovins,
dromadaires, chiens et tortues) ont été examinés. 865 tiques ont été prélevées et identifiées
comme suit : Hyalomma impeltatum (44,97 %), suivi par Hyalomma scupense (27,17 %),
Hyalomma dromedarii (19,31 %), Rhipicaphalus sanguineus s.l. (6,70 %), Hyalomma
anatolicum (0,81 %), Hyalomma excavatum (0,69 %) et Rhipicephalus turanicus (0,35 %).
Concernant la prévalence, la commune de Sidi Makhlouf a été la plus touchée avec 13,42% et
en fonction de l’espèce animale, les dromadaires ont été les plus infestés avec 31,78%. L’effet
de l’âge, du sexe, de la race, du lieu d’habitation et du traitement se diffère en fonction de
l’espèce animale. Pour atteindre notre deuxième objectif, l’hydrodistillation par Clevenger des
deux plantes : Mentha spicata et Artemisia herba-alba a donnée des rendements des huiles
essentielles de 1,28 % et 1,39 %, respectivement. Ces plantes ont montré un effet contre
Rhipicephalus spp. avec une mortalité de 100 % et 90 %, CL50 de 3,86 mg/mL et 29,46 mg/mL
et CL90 de 70,44 mg/mL et 85,92 mg/mL, respectivement.
Les animaux de la région de Laghouat sont exposés à plusieurs espèces de tiques et
pour les contrôler, les huiles essentielles pourraient être utilisées comme moyen de lutte
biologique et comme alternative aux produits chimiques.
Mots clés : Tique, diversité, Laghouat, plantes médicinales, Huile essentielle, mortalité.
